Archives de Catégorie: Pacifique

Les nouvelles du bord…

Oui ça fait un moment qu’il n’y a plus de nouvelles, la raison, j’avais les doigts de pieds en éventail au bord de la plage, toujours au boulot (mes boss m’ont emmenée en vacances – boulot avec eux), à Mazunte, au bord du Pacifique, tout prêt de Puerto Escondido où je suis allée deux trois fois en 2010.
L’autre raison, un peu plus raison que la première, c’est que mon appareil photo a rendu l’âme, RIP, il aura fait un bon et beau bout de chemin avec moi, m’aura accompagnée pendant « mes deux Mexiques », et ça… chapeau l’artiste.
Moi je suis rentrée au DF et monsieur Tout lui, est rentré dans l’ordre, j’ai eu la vague impression que j’avais bronzé d’un doigt de pied, mais pas d’inquiétude, fausse alerte, c’était ma 86ème piqûre de moustique (j’en ai compté plus de 100, si je montre mes jambes on croit que je suis junkie).
J’ai vu plein d’étoiles, j’ai discuté avec Orion et la Grande Ourse, j’ai connu quelques pirates, j’ai parlé aux baleines, j’ai caressé les tortues, (les baleines c’est pas vrai mais en y pensant très fort on peut les imaginer visuellement… enfin qui sait, j’ai vu des trucs troublants), j’ai bu du Réserve Couvreur-Deglaire la nuit du 31 décembre (partagé avec un pirate, un champion de lutte, un vampire et un dernier énergumène pas très définissable) et j’ai dévoré Las enseñanzas de don Juan, de Carlos Castaneda.
Je rentre chargée d’énergie et au bord de plusieurs virages de vie.
Besos…

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Feliz Navidad !

Musique !

Un très joyeux nouel depuis Mazunte, j’ai chaud, je suis trempée de sueur du matin au soir, du soir au matin, trop dure la vie.
Et vous, ça va ?…
Mon appareil photo est mouru, alors pour les photos voilà la maigre qualité de la webcam de mon pc… C’est toujours ça !
Souriez, y a pas que la plage et le sable fin, y a aussi scorpions, mygales et autres petits copains à la maison, tous les soirs pour se coucher c’est Fort Boyard.

Bisous et bon premier Noël sans moi !

26 mars, Python au 7ème ciel, con toño

Décollage direction México, avec escale à VrankwÜrt là-bas en Allemagne.
Complètement en dehors de l’espace et du temps (18 heures de soleil d’affilée, qui dit mieux), j’ai le temps de rêvasser…
México, tiens-toi prêt, la Sofi arrive « con todo », c’est-à-dire chargée à bloc, avec tout ce qu’il faut.

L’Irlande…

La toute fin de l’Irlande, la dernière petite pointe de terre avant le grand vide du Pacifique…
Bye bye l’Europe…

Et si on planait, un peu ?…


En passant par le lac Ontario… Coucou Léa…

Road-trip Pacifique : Nexpa, Playa del Tunel, Maruata…

Depuis plusieurs semaines je parlais beaucoup de Maruata, je voulais absolument y retourner, et y emmener mes amis mexicains, leur faire découvrir une des plus belles plages de leur pays. Au début de nos vacances, le dimanche 23 mai au matin, après un samedi soir digne des meilleures soirées à la mexicaine que j’aurai passées, Alex me regarde dans le rouge des yeux, et me pose la question qu’il ne fallait pas me poser :

    – Sof, aún quieres ir a Maruata, verdad ?
    – Puessii… Por qué ?
    – Haz tu maleta, mija…


    – Sof, tu veux toujours aller à Maruata, pas vrai ?
    – Beeehouiii… Pourquoi ?
    – Fais ta valise, ma poule…..


Sitôt dit sitôt fait, en route pour un long trajet vers Maruata…



Remarque : en voyant la carte, je ne comprends pas non plus pourquoi on a pris cette route… Mais je suis sûre qu’il y avait une bonne raison.





puentecarreterauruapan




puestadelsol




florlazarocardenas



Première étape : Lázaro Cárdenas, sur la côte Pacifique, une ville industrielle peu attractive, mais où nous avons passé une bonne soirée de repos après la première partie de la route (rappel : il s’agit de routes mexicaines), réconfort à coups de tacos sur la place de la ville, suivis d’une belle nuit dans un petit hôtel mexicain très modeste pour 150 pesos (moins de 10€).

Le décor : un patio de mosaïques qui rappelle un dortoir, des fauteuils au balcon sous une petite arche, un vent doux, des ventilateurs au plafond de la chambre. Pour accéder à la… « réception » de l’hôtel, il faut monter un escalier et vous vous trouvez face à un petit papy sourd comme un pot, barbu, bourru, qui ne comprend pas ce que vous dites (et même en étant mexicain, vous ne comprenez pas non plus ce qu’il répond), assis à son bureau, sur lequel est posé un énorme coupe-coupe bien à la vue de tous.

Encore une de ces anecdotes qui font du Mexique mon pays adoré.




mercadomujerescocinando


Le lendemain midi, direction le marché de la ville pour manger un morceau avant de reprendre le volant et acheter quelques fruits pour la route.






Retratos en el mercado, portraits au marché…


hombre mercado




esperando su carne




bebecito y carne




carneee




cargandocarne



Et on reprend la route…

Vers Playa Azul, la vitre arrière d’un micro-bus : Dios bendiga mi camino (Dieu bénisse mon chemin). Aussitôt, on s’est perdus, et il nous a fallu beaucoup de temps pour retrouver le bon chemin.

dios bendiga nuestro camino





Nexpa

Nexpa, c’est grâce au « Libro Mágico » qu’on s’y est arrêtés. Les fameux Livres Magiques, ce sont en fait les guides type Routard ou Petit Futé dont tous les erasmus français sont armés au Mexique. Les Mexicains trouvent ces guides très curieux… Ils sont vraiment interloqués par cette idée de faire un livre pour dire aux routards ce qu’il y a à voir et à ne pas voir, surpris par le concept même du livre, de prétendre pouvoir répertorier dans un seul et même livre les moindres petites boutiques et bicoques à voir, sur un si grand territoire… Quand eux partent à l’aventure, pour partir à l’aventure. Souvent sceptique et moqueur avec le Livre Magique, Alex a changé d’avis en arrivant à Nexpa…

C’est une petite plage de surfeurs très modeste, perdue quelque part en remontant la côte Pacifique, sur la route déserte montant à Maruata que j’affectionne tant.
On décide de s’y arrêter pour faire une pause et déjà profiter un peu de la plage après ces centaines de kilomètres avalées.
Le temps est élastique, sur la côte, rien ne presse…

plasha nexpa


Alex se plaît à Nexpa… et el Chicho, un personnage de Nexpa, loue des cabanes, des petites bicoques, pour pas cher… Comptez 250 pesos qui peuvent être négociés 200 pour une maisonnette de plage avec douche, toilettes et salle ouverte en bas, terrasse, hamac, chambre et lit double supra-confortable en haut. Ándale, on reste !

cabaña


Quelques dizaines de mètres plus loin, une petite tienda vend les produits de première nécessité…
Alors une fois les chips et les bières achetées pour quelques pesos, les micheladas préparées à la salsa valentina (j’y suis accro), l’iPod lancé sur la musique de circonstance, l’heure est venue de s’enrouler dans notre hamac : le concert des rouleaux du Pacifique peut alors commencer…


plashita nexpa de noche



Le lendemain matin, el Chicho nous amène des mangues et des papayes… Petit-déjeuner royal avec la pastèque ramenée la veille de Caleta de Campos. Et Chicho, qui a aussi un resto à côté de ses cabanes, propose à ceux qui veulent se faire à manger eux-mêmes une cuisine à l’ancienne, met à dispositions ses gamelles, son feu dans ses grosses pierres…

Chicho, tu sais quoi ? On va rester aussi cette nuit…


nexpa



Et parce que la destination de départ n’était pas Nexpa mais Maruata, on quitte Nexpa le lendemain… et on arrive à Playa del Tunel au petit matin, quelques dizaines de kilomètres plus haut sur la côte. Cette plage est chargée en bons souvenirs aussi, alors j’y emmène Alex.


playa del tunel




cocinando en playa del tunel


On prévoyait de passer deux nuits aussi à Playa del Tunel… Mais dès le deuxième jour, Maruata me manque, et Alex est impatient de la connaître aussi… Alors après une journée de Robinson Crusoé (réparations de palapas, attache de hamac…) à manger notre salade quotidienne (thon / tomates / oignons / avocats / piment / salsa valentina / citron vert) et une nuit à observer la lune chatouiller la dentelle d’écume qui meurt ensuite sur le sable de la baie, on reprend une nouvelle fois la route…


burro atropellado


Voici une rencontre curieuse, au bout de quelques kilomètres… Oui, c’est un âne mort, oui ce sont des vautours… Je crois que je vous ai déjà dit combien j’aimais les routes mexicaines… J’ai pu prendre la photo parce qu’on a fait demi-tour…

zoomburro


Demi-tour donc, non pas pour l’âne, mais parce qu’on a oublié à Playa del Tunel je ne sais plus si c’est la tente de Pablo ou ses sardines… J’en profite pour prendre cette photo en repassant…


playa del tunel adios


Et cette fois, c’est la bonne : hasta pronto Playa del Tunel, cap sur Maruata, ma plage, ma plage hippie, mon QG où je ne suis allée qu’une fois, mon coup de cœur Pacifique.



Bienvenidos a Maruata…


ENFIN !!! Frissons malgré les environ 30°, sourire jusqu’aux oreilles, euphorie (limite je me mets en slip tellement c’est la fête) : je suis de retour à Maruata… D’ailleurs, je ne tarde pas à me mettre en slip, baignade obligatoire.

Maruata, ses fleurs, ses chevaux…

bienvenida a maruata


Après un petit tour de reconnaissance (de connaissance pour Alex), la baignade de rigueur et la cure de soleil, on se renseigne pour dormir, et on va au plus court : c’est la rencontre de Don Bruno. Ce n’était pas vraiment compliqué de le trouver… C’est le Don qui possède les palapas face au seul chemin qui arrive sur la plage : tout droit avant le Pacifique.

Don Bruno a une bicoque de resto où il propose des plats surtout en fonction de sa pêche du matin, tantôt du poisson, tantôt un cocktail de poulpe, parfois quelques délicieuses quesadillas ou sincronizadas..

Il nous offre la place qu’on veut sous ses palapas pour camper la tente et installer mon hamac, pour 30 pesos la nuit (entre 1,5 et 2€).
Lorsqu’il voit la voiture, il nous force à utiliser son allée de palmiers comme place de parking : il faut prendre soin de la belle voiture, la mettre à l’ombre. Et c’est malpoli de refuser.

que buen estacionamiento





Un des enfants du Don sur le juke-box…

niño y juke box




Alex, attendant les bières à la fenêtre de Don Bruno…

alex yendo por las chelas




L’ancre de Maruata

ancla



El « morro elefante », ainsi appelé par les Maruatenses parce que ce rocher a la forme d’un éléphanteau qu’on croirait couché dans l’océan…

el morro elefante




Les rochers où partent pêcher les Maruatenses…

maaar




El Don Bruno à la pêche…

el don pescando




El Don Bruno de retour de la pêche matinale…

el pulpo asqueroso




el don jugando




el don bruno




pulpo




cangrejo de rio




conha del don




La nuit sur Maruata

la luna




Maruata est connue pour ses tortues noires géantes… Les habitants luttent pour les protéger, ont quelques bébés dans un bac d’eau, en plein milieu du resto qu’ils ont sur la plage…

tortuga mano




tortuguitas




jugando con tortugas






Les enfants hauts comme trois pommes surfent comme des pros, quand je coule sur ma planche pour apprenti avant d’avoir le deuxième pied dans l’eau.

niños rifandose




surfeando




Depuis le hamac de Don Bruno…

plashitaaa



Fleurs, fleurs, fleurs au Mexique…

flores



Et Maruata, c’est une destination de rêve à mi-chemin entre Thalassa et 30 millions d’amis : tortues, pélicans, vautours et oiseaux de toutes sortes, poissons par milliers près des rochers, poulpes, écrevisses, coquillages, chiens chasseurs de vautours…

pajaro y pesca




buitres




perro comiendo




perro atacando




pajaro




pelicano




buitre




buitre comiendo




pescado... masomenos




cactus




capas de mar y pajaro




cangrejo




Les ânes maruatenses

burro en maruata




burro maruatense




burro en maruataaaa



Don Bruno, avec qui on a pas mal sympathisé en quelques jours, nous prévient qu’il y aura una boda au village au soir, un mariage. Il doit nous y accompagner, mais ne le retrouvant pas, on part y faire un tour… Pour voir un mariage de petit village.


boda




Et on file vite fait en voyant le nombre de types bourrés… N’oublions pas qu’une blonde au Mexique passe difficilement inaperçue… Demi-tour, direction tacos.

tacos




Et les enfants de Maruata… J’adore les petits mexicains… Mais alors, ceux de Maruata m’ont enchantée…

niña y arena




Les petites de la plage cherchaient à apprivoiser la güera que je suis… et moi à les apprivoiser elles… Un prêt de hamac aux fillettes et d’un coup elles sont un peu moins intimidées…

niñas en mi hamaca



Dernier jour à Maruata… sous le signe du sport et de la détente…






L’heure du retour a sonné, malheureusement… Après une grosse semaine de vacances royales…

Non pas qu’on ait eu envie de partir… Disons qu’on a été aidés… Sinon on ne serait plus jamais partis je crois. Pas mal de monde du village arrivait chez Don Bruno pour boire un verre et de cocktail louche en mélange qui tape tout est allé très vite (cuisson 30 minutes à soleil fort), tous les types se sont trouvés vite saouls.

Quand un grand quadragénaire qui paraissait septuagénaire – et à qui il restait sept dents dont deux noires et trois marrons – a essayé de me coincer derrière la maison quand je suis sortie des toilettes, je lui ai filé entre les pattes et on est allés plus vite pour ouvrir la voiture et partir, que lui pour comprendre où j’étais passée. Hop, Maruata, c’était fini, dans un au revoir aussi inattendu que rapide : pas de pleurs, pas de départ qui traîne, pas de « dernière baignade », on décampe et c’est tout.

Une fois dans la voiture, le pincement au cœur arrive… Au revoir Pacifique, lune de caramel (lune de miel ça pourrait prêter à confusion), pélicans, vieux pêcheurs bourrus, rouleaux de l’océan, pochtrons maruatenses adorés, tortues, sable fin, enfants du village, morro elefante, ânes et chevaux, dedo de dios (un rocher qui a la forme d’une main pointant le ciel), pseudo-séances de yoga face à la bouche du rocher, crabes-camouflage, mes meilleurs amis les oiseaux blancs (avis à la population, je cherche leur nom)…





Bonjour routes mexicaines, camions conduits par des gosses de huit ans (avec un bébé dans la benne), chevaux au milieu de la route à la sortie d’un virage, même pas peur de ta voiture (de toute façon si tu me tapes mon propriétaire te loge une balle entre les deux yeux), bonjour road trip de nuit sur cette route qui m’est désormais familière, ma vieille complice de mes voyages sur la côte Pacifique…




Je vous JURE que les deux occupants uniques de la camionnette blanche sont deux bambins…









caballos en la carretera




caballos

Semana Santa en Puerto Escondido, ou « l’effet Zicatela »

La vidéo, c’est pour lire l’article en musique… Pas n’importe quelle musique puisque ce morceau, c’est mon ami Pablo qui me l’a fait découvrir, et qu’il nous a fait vibrer tout au long de cette semaine sainte, et plus encore…

Punta Zicatela, c’est une petite plage tout au bout de Puerto Escondido, qui peut se targuer, à l’inverse de Puerto, d’être restée vivable, encore relativement peu envahie, et qui garde un peu l’esprit hippie. J’y étais allée trois semaines plus tôt, avec des amis mexicains et erasmus. M’y voilà de retour pour la Semaine Sainte, le springbreak.

Pour la petite histoire, mon cœur a tangué longuement entre la colloc, qui faisait pression pour qu’on se fasse enfin un voyage entre tous les collocs (à Cancún, évidemment, « la » destination du springbreak), et mes amis mexicains. Ces amis mexicains n’étant pas encore tout à fait sûrs de ce qu’ils faisaient, de mon côté face à leurs hésitations et à la pression des collocs j’avais pris mes dispositions pour être sûre de partir en vacances, autrement dit j’avais acheté mon billet d’avion pour Cancún. Seulement voilà, mon cœur a décidé de se rebeller, et de suivre ses amis mexicains au dernier moment : adieu collocs, billet d’avion et folie du springbreak à Cancún… Bonjour Zicatela, farniente, surf et buena onda.

sol

Me voici donc sur la route avec mes mexicains préférés, direction Punta Zicatela, en passant par Chilpancingo et Acapulco de nuit, sans arrêt. Passer par la côte fait faire un gros détour, sur la carte, mais se justifie : l’air côtier est bien plus frais que celui des terres (et donc plus agréable quand on passe 12h à quatre dans la voiture), et surtout, c’est la seule route pour rejoindre Puerto Escondido, on ne peut pas passer par les terres (du moins le croit-on encore à l’aller).

La curiosité de la route pour Chilpancingo la nuit, c’est qu’elle est assez sauvage, on y croise de nombreux animaux, et plus particulièrement, on les sent : les zorrillos dégagent une odeur très forte, très ressemblante à celle de… la marijuana !




Chacahua

Première vraie étape des vacances, celle de la plage de Chacahua. Nous arrivons au petit matin, après avoir roulé toute la nuit… Correction : nous croyons être arrivés, mais il faut parfois savoir prendre son mal en patience tout près du but : Alfredo nous jure qu’on est à 5 minutes d’avoir les pieds dans l’eau lorsqu’on bifurque vers Chacahua. Il s’agissait en fait d’une heure de chemin ratissé (la voiture se démolit peu à peu au fil des creux et des bosses).

vacas

Savoir prendre son mal en patience donc, mais aussi ses chocottes à deux mains pour mes compères chilangos qui ont rarement vu des vaches d’aussi près.

Pour aller sur la plage principale, il nous faut traverser la baie, et c’est bien plus court en bateau qu’en voiture : un lève-tôt nous prend dans sa lancha contre quelques pesos…

lancha

Sous nos pieds, l’appel de l’eau est trop fort : première baignade, dans les premiers rayons doux du soleil.

baño

Une fois installés sous les palapas avec notre Corona, un petit-déjeuner d’entomatadas con huevo (super ricas, délicieuses, et bien piquantes comme il faut…) nous remet en forme après la nuit blanche du trajet.

tribicorona

palmeras chacahua




Puerto Escondido

Remis sur pieds, nous attaquons la dernière portion de route et arrivons à Puerto Escondido, connue et reconnue mondialement pour être un des points de rendez-vous des surfeurs de toute la planète.
(Parenthèse musique : on est arrivés à Puerto avec le morceau du début de l’article à fond, tous chargés en émotions de revenir à la maison… vous allez comprendre pourquoi « la maison »…).

playapunta

playapuerto

puntasurf

puerto

sofgafas

En fait nous ne sommes pas à Puerto Escondido même mais tout au bout de sa plage, à Punta Zicatela, ou plus précisément encore à La Casa, l’hôtel (oubliez l’idée française qu’on a de l’hôtel) le plus accueillant du monde. Pour vous faire une idée, il porte bien son nom et ce n’est encore pas assez : arriver à La Casa, c’est comme arriver dans sa propre maison de vacances, mais… en encore mieux.

lacasa

L’accueil y est royal, hippie au sens mexicain du terme : cuisine partagée et disponible à tous, repas communs si l’on a envie (en deux jours l’hôtel entier s’était habitué à mon guacamole géant quotidien), boissons en libre service avec hôtes responsables de leur compta, case entre amis, tente à deux, lit sur la plage, dortoir en plein air, hamacama, toutes les solutions sont possibles… Le concept d’hôtel le plus buena onda qui soit.

dormitorio

Faut-il encore préciser que le lieu vit et respire au rythme des battements de cœur de ses hôtes hippies, des touristes alternatifs venus des quatre coins de la planète ?… Surfeurs australiens bien sûr, mais pas tant… Il y a aussi ces étudiantes anglaises, Gloria la chilanga, Daniela l’italienne, ce couple d’allemands, Anetta la malaisienne, ces jeunes de Guadalajara, Tyler le touriste américain adopté par La Casa, Mar la catalane…

jardin

Le tout sur la plage, sous les palmiers, et face au ronron des rouleaux dorés par le soleil qui s’évanouit sur le Pacifique. En résumé La Casa, c’est l’illustration parfaite du refrain mexicain « mi casa es tu casa », ma maison est la tienne, typique de l’accueil chaleureux du Mexique.

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La Casa de Zicatela, c’est ta maison hippie.

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La tranquillité et la douceur de vivre qui y règnent font de La Casa un havre de paix, qui doit son succès en grande partie à ses « hamacamas », ces lits du dortoir en plein air que l’on a rebaptisés ainsi car ce sont des lits (camas) fonctionnant sur le principe des hamacs (hamacas)… Le bonheur à l’état pur.

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Les fameuses hamacamas…

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Portrait : Gloria

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Gloria, c’est une mexicaine du DF, qui est arrivée à Punta en vacances, à La Casa, et qui s’y est plu. Etonnant ! Résultat, elle y est restée un peu plus longtemps, puis un peu plus longtemps, de report de retour au DF en report de retour au DF. Elle a alors commencé à filer un coup de main à Daniela et Pépé, qui gèrent l’hôtel, en prenant les réservations, faisant un peu de compta, d’entretien, de cuisine…

Gloria fait partie de ces rencontres qui vous marquent (genre celle-là et celle-là), sans trop pouvoir expliquer pourquoi. Je ne suis pas prête de l’oublier. Un mois après notre retour au DF, nous devions la croiser pour aller boire quelques bières et se rappeler de bons souvenirs communs ; j’ai reçu plus tard un texto d’un autre portable, comme quoi elle n’avait plus le sien, et qu’elle était encore à Puerto : c’est l’effet Zicatela. Quand tu es à La Casa à Zicatela, tu n’as plus envie de rien d’autre que d’être à La Casa à Zicatela… Une sorte de cercle vertueux où le bien-être entraîne le bien-être…

circulo




Lluvia

compalluvia

Le compère de Lluvia, le matin de notre départ, sur l’arbre « sèche-linge », là où tout le monde pendait ses lessives.

Lluvia (« pluie ») est une chatte très affectueuse qui tous les matins me faisait la démonstration de sa grande affection. Elle montait à mes pieds, et je passais un moment à la câliner en m’éveillant tout doucement dans les premiers rayons d’un soleil qui bâille encore. Un moment de douceur qui chaque matin prenait fin dans les cris : Alex, effrayé par les chats, voyant Lluvia à nos pieds en se réveillant, tombait du lit en la maudissant, entraînant les draps et la chatte dans sa chute.

lluvia

Lluvia en grande vainqueur du lit.






La route du retour

Pour éviter les routes à péage, nous on voulu passer par les petites routes, dans les terres, par la ville de Oaxaca, on s’est dit que ça valait la peine d’essayer, n’étant pas pressés… Quelle aventure !… Je pense qu’on a tous cru mourir une bonne cinquantaine de fois (autant des fois, j’ai des tendances marseillaises, autant là, il faut le voir pour le croire), sans compter la longueur du trajet, la chaleur… Pour les conditions, peu importe, on n’est pas pressés, on est entre amis, on a de la musique…

Un moyen de transport très répandu : l’arrière des pick-ups. Attention aux virages…

retour

Les conditions de voyage, d’accord, mais la route, on ne peut pas la rendre moins dangereuse… Il faut bien avouer qu’on a eu très peur, et parfois très chaud, même si une fois les obstacles passés, ils nous faisaient beaucoup rire. En ce qui concerne les virages, je vous laisse juger par vous-mêmes, et vous invite à regarder l’échelle des cartes… (A agrandir en cliquant dessus).

La route des terres qui joint Puerto à Oaxaca regorge de surprises, de virages, d’animaux, veaux vaches cochons ânes chevaux n’en jetez plus, de trous, que dis-je, de tranchées (grottes ?), de camions dans le fossé (quand on a la chance que ce soit un fossé et pas un précipice), de mexicains sortis d’on ne sait où… Je n’en ai malheureusement pas de photos, eh, les surprises ne préviennent pas…

Les photos de la fin sont prises dans les environs de Oaxaca, lorsque la route se calme doucement et laisse s’épanouir sur son chemin les jacarandas, ces divins arbres violets…

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