Archives de Tag: voyage mexique

Consejo de Visiones 4/4 : la poésie en noir et blanc

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Plus d’infos sur la page du Consejo de Visiones : http://www.consejodevisiones.org/

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Consejo de Visiones 3/4 : dans les nuages

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Tepoz sort les couleurs

Un jour de congé le jour même de la Fête Nat’, ça donne… Et oui, encore un, un tout petit week-end à Tepoz (Tepoztlán, Tepoz pour les intimes, c’est qu’on se connaît, maintenant, elle et moi), et ça fait bien plaisir. Je commence par un court article sur quelques photos d’art sur les murs, et suivra un autre article un peu plus « culture et couleur locale ».

Pourquoi deux articles au lieu d’un ? Parce que je participe depuis peu à deux blogs de « street art », que c’était plus facile pour moi de vous le séparer et de repomper mes propres articles déjà faits, parce que ça vous fait deux articles pour le prix d’un… et si ça vous intéresse, vous pouvez aussi voir les articles originaux directement sur les blogs concernés :
Conscience et résistance à Tepoztlán…
« Je ne sais pas », au Mexique…
Changer le monde, ou commencer par soi-même…

Les blogs en question :
Voyage en éphémère
Graffs en Capitales

Et puis si ça vous intéresse toujours, il y a aussi des articles sur Graffs en Capitales (et bientôt d’autres), en l’occurrence Mexico :
Mexico #8
Mexico #9

J’ai fini avec la minute pub, revenons à nos moutons, je vous laisse aussi les clichés de Tepoz ici et je vous lance un second article sur Tepoz couleur locale tout de suite après.

« Je ne sais pas pourquoi », au Mexique, ça donne…

« Si tu espères changer quand aura changé le monde, tu mourras sans avoir vécu. Si tu commences par changer toi-même, alors tu es déjà en train de changer le monde… »René Juan Trossero (Argentina)

« Non à l’extension de l’autoroute »

« Renseigne-toi ! Défends ton village ! »

« Pour nos traditions et notre futur : Front de Libération Juvénil Pour La Défense De Tepoztlán »

« Nous sommes pour le développement qui bénéficie à nos communautés et qui respecte le milieu dans lequel nous vivons, mais pas pour celui qui satisfait la voracité de quelques entrepreneurs ! »

« L’extension affectera le commerce local : ce sera l’invasion des grandes chaînes commerciales ! »

Oxxo est une chaîne superpuissante mexicaine du commerce de proximité : de la junk food à gogo, chips, bière, cacahuètes et sodas, en gros, pas un légume qui traîne. En bonne pieuvre, elle est évidemment présente dans les moindres petits villages pour bien rompre avec leur charme et leur authenticité. Une des (nombreuses) raisons pour lesquelles je ne les aime pas, leur café est dé-gueu-lasse.

Soriana, c’est un des monstres de la grande distribution, et c’est aussi la chaîne de supermarchés impliquée dans l’achat de votes par le PRI aux élections présidentielles qui viennent d’avoir lieu. (Voir l’article sur les élections.)

Walmart, je préfère ne pas vous en parler, vous devez connaître.

« Et les propriétaires, ils seront Tepoztèques ? »

CHIAPAS : el Cañon del Sumidero (rattrapage 2010)

En arrivant sur les terres du Chiapas, un des premiers sites renommés et qui vaut le coup d’œil, c’est le Cañon du Sumidero. Sumidero qui veut dire écoulement ou bouche d’égoût.

Une précision qui a sa place ici, concernant le voyage au Chiapas 2010 : j’ai fait deux fois le Cañon du Sumidero, deux fois San Cristóbal… Par petits bouts. Mais en ce qui concerne les articles du blog, j’ai regroupé par site, c’est quand même plus intéressant que d’avoir la vraie chronologie de mon voyage. Pour le Cañon par exemple, celui-ci étant aux portes du Chiapas, j’ai fait un premier arrêt « waouh je suis arrivée au Chiapas pincez-moi » depuis les points de vue, en haut des falaises. Je me souviens des heures de route dans les pattes. Et puis l’intensité de l’émotion en arrivant là-haut. Il y a un peu de route pour descendre. La visite en bateau a eu lieu le dernier jour du voyage, sur la route du retour au D.F. Je me suis dit que je ne pouvais pas passer à côté sans aller y jeter un œil de plus près. J’ai bien fait.

Ci-dessus, le fameux virage à angle droit de la rivière. Plutôt impressionnant, qu’on soit en haut ou en bas.

Sur la lancha, le guide nous fait nous approcher de toutes les curiosités du cañon, et elles sont nombreuses. La grosse particularité, c’est les falaises bi ou multicolores, les amateurs de géologie seront ravis. Le cañon entier est une splendeur géologique. On tombe sur des hippocampes pétrifiés.

Voyons voir le ridicule d’une photo face à la démesure de Dame Nature. Sur la photo ci-dessous, une vulgaire falaise. Le point intéressant, c’est que celui qui n’est pas passé par le cañon, visuellement ne comprend pas la photo : ce qui a l’air d’être une petite mousse ratatinée sur une vieille souche, ce sont des arbres de taille très respectable (la ligne verte, ce sont des arbres). Ce phénomène de démesure est aussi ridicule en photo qu’il est impressionnant à voir à l’œil nu. C’est une photo inutile, je l’ai mise dans l’article car je me souviens de la réflexion que je m’étais faite, mais elle est anti-représentative (ou très représentative de la tromperie photographique).

Ici, j’ai tenté des photos des plus petites falaises que j’ai trouvées. Les plus hautes ne tenaient pas dans la boîte. La légende veut que les falaises soient hautes de 1000 mètres, c’est ce que vous dira fièrement le guide. D’autres sources donnent un 400m pour les falaises. Une autre explication veut que le lit de la rivière Grijalva soit à 500m au-dessus du niveau de la mer. La rivière en question est profonde d’environ 100m. Et les falaises font 400m. Le compte est bon : 500 + 100 + 400 = 1000.
Bref, 1km ou pas, la plus haute falaise fait partie des choses qui m’ont le plus impressionnée dans ma petite vie, même si t’as pas le vertige, elle te le colle d’office. Malheureusement, elle ne tenait pas dans la boîte. Trop, c’est trop.


La légende du Cañon du Sumidero1

Il existe une belle et triste histoire sur le suicide collectif chiapaneco. Une héroïque bataille a eu lieu au Chiapas lors de sa conquête par les Espagnols : la population chiapanèque de l’époque disparaît presque complètement. Ce ne sont pas les Espagnols qui les ont tués arbitrairement, mais eux-mêmes qui se sont donnés la mort en signe de refus de la domination. Le célèbre « mourir debout plutôt que vivre à genoux ». Les Espagnols – sous les ordres du capitaine Diego de Mazariegos, envoyé en 1528 par Hernán Cortés – bien conscients qu’il leur serait difficile de soumettre ces valeureux indigènes, étaient bien préparés : artillerie, chevaux, indigènes mexicas et tlaxcaltecas amenés depuis Tenochtitlán, auxquels se sont ajoutés des peuples indigènes locaux ennemis des chiapanèques. Les chiapanèques armés de leur bravoure, leur ont fait front, avec la seule aide de leurs lances, leurs pierres et leurs flèches. On dit ques les pertes au sein des troupes espagnoles auraient été conséquentes. Mais leur supériorité en armes et en nombre a obligé les chiapanèques à se réfugier dans leur principale cité. Celle-ci était proche de Peñón de Tepetchía, dans le cañon del Sumidero, protégée par ses imposantes falaises à la verticale. C’est là que s’est livrée l’ultime bataille.
Vaincues et cernées par l’ennemi, des familles entières de chiapanèques se sont alors jetées depuis la plus haute falaise dans le fleuve devenu rouge. Les chiapanèques ont préféré la mort à la domination. Devant la scène, le capitaine espagnol, ému et atterré, a ordonné le cessez-le-feu et fait sauver les derniers survivants.

Les quelques survivants du grand peuple chiapanèque furent emmenés sur les rives du fleuve pour fonder un nouveau village : Chiapa de los Indios, aujourd’hui connu comme Chiapa de Corzo. Cette célèbre bataille, rencontre des mondes indigène et espagnol, restera gravée sur le blason² que Charles Quint accorde en 1535 à la ville de Chiapa de los Españoles, fondée en 1528 par Mazariegos, qui n’est autre que l’actuelle San Cristóbal de Las Casas… Les villes sœurs Chiapa de los Indios et Chiapa de los Españoles sont à l’origine du nom pluriel de l’État du « Chiapas ».




Maintenant, plongez dans cette photo, et tentez de vous imaginer la scène…

L’entrée d’une grotte… Observez les couleurs…

Mais ce n’est pas l’entrée de n’importe quelle grotte. C’est une des autres curiosités du cañon…
La grotte de la Vierge de Guadalupe.

Fallait déjà la trouver celle-là, bien planquée en plein milieu d’un canyon et uniquement accessible par bateau. Mais dans le genre culte, elle est culte. Et la pierre tricolore de la roche, dont un rose visible uniquement dans cette même grotte, ne fait que rajouter à la curiosité du site.

Et puis en bas à droite de l’échelle, regardez ce qui se dessine. La légende veut que ce soit…

Le corps du Christ.
Amen.

Les surprenantes couleurs de la grotte…

Voici ce qu’a formé l’eau d’une légère petite cascade à force de son passage sur la roche : un arbre de Noël. Comme si le spectacle n’était pas assez joli, la légère petite cascade a rajouté un visage dans le style statue de l’Île de Pâques tout en haut de l’arbre.

Ledit visage

En s’approchant…

Enfin on sort des gorges, après 13km de canyon. On a d’un coup l’impression d’un gros bol d’air…
Et puis un lac, des petites montagnes bien mignonnes, et… un barrage. J’ai choisi de ne pas vous le montrer (parce que niveau paysage, on a vu mieux, et surtout parce que je n’en ai pas pris de photo convaincante). Je n’ai pas envie de m’étendre dessus, mais je connais un paternel que ça doit intéresser… Alors Google Earth3, « presa Manuel Moreno Torres », ou « presa Chicoasén ». Ses 261 mètres de haut en font le 6ème barrage artificiel le plus haut du monde4. (Y a pas que les Chinois qui sont super top balaises en barrages – le 8ème aussi est mexicain). C’est le plus grand barrage du Mexique et d’Amérique Latine.
Je vous laisse donc en compagnie du lac et des petites montagnes bien mignonnes.

En dessert vous aurez une vue satellite.

C’est pas fini ! Y a aussi le digestif. En reprenant la route vers le D.F., quelques heures plus tard, pas loin de Córdoba… J’ai eu cette jolie suprise au lever du jour : le Pic d’Orizaba, stratovolcan et montagne la plus haute du pays, avec ses 5 636 mètres. (Il nous le met minable, notre Mont-Blanc national).

Et enfin, la version sans fil électrique en plein milieu.



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1 J’ai écouté plusieurs fois plusieurs versions de cette histoire, je reprends ici une version qui m’a plu depuis la page suivante : http://foro.univision.com/t5/Lo-Curioso-y-lo-Ins%C3%B3lito/Leyenda-Ca%C3%B1on-del-Sumidero-Chiapas-Mexico/td-p/330551530#axzz1x33pF1Bs

2 Le blason en question

3 Chicoasén sur Google Earth

4 Classement des plus hauts barrages artificiels

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